Réactions et remarques du public
Un intervenant : C'est utopique. La place est minable, le stade est dangereux. Si le château est dans le même ton que la place, ce sera minable
Le Maire : C'est la qualité du projet qui fera le financement.
Y. Lepêtre : Pour la réhabilitation mais cela va engager les finances de la commune pendant 25 à 30 ans. Il faut faire quelque chose pour le château ou (boutade), il n'y a qu'à le raser.
Le Maire : le taux d'endettement de la commune est de 8% et on rembourse 42 000 d'emprunt par an jusqu'en 2006.
P. Merveille (Restaurant de La Tour) : J'ai des craintes pour le parkings et la circulation dans le vieux village. Pourra t'il absorber ce surcroît de trafic ? L'idée d'un référendum est intéressante.
Un intervenant : Remarques acerbes sur la place
.pas adaptées aux handicapés
Serge Vanneyre : cela sera modifié.
R.Guthmann : Il faut des projets alternatifs. Ce qu'il y aurait de pire, c'est de ne rien faire !
Le Maire : Des critiques sans propositions sont stériles. Je suis prête à examiner toutes autres propositions et si celles-ci sont viables, je les soutiendrai?
A.Girod : Remarques sur le coût de fonctionnement et comparaison avec la commune de Memac qui a un centre d'art contemporain
.qui emploie peu de personnes contre 23 employés à Lauris
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Le Maire : C'est complètement faux. Ce serait au maximum une dizaine d'employés. Les 3 expositions d'été faisaient partie d'un cycle. Le Pôle d'Arts Visuels n'aura pas vocation à faire ce genre d'exposition. Elles ont eu un succès relatif avec 1500 entrées la première année, Plus de 1000 pour les années suivantes.
Miloc (le premier président de Signé Lauris) : C'est complément faux, vous dites des mensonges. L'été dernier c'est moins de 200 personnes et vos employés se tournaient les pouces toute la journée
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Jean Grégoire : Prudence ! Prudence ! il faut penser aux parkings à la circulation. J'ai connu les Nocturnes (abandonnées par le maire de l'époque). Puis il y eu le Festival de Piano de La Roque d'Anthéron.
Le Maire : Il y a une mouvance au niveau européen, sur l'art contemporain. Il faut prendre le train en marche.
Le Président de l'Office du Tourisme : Par expériences il y a des surprises provoquées par des désillusions financières suite à de grands travaux. A qui appartiendra le château ?
Le Maire : C'est un investissement dun montant actuel de 4,5 millions . Le terrain appartient à la Mairie et la gestion sera faite par une structure non identifiée aujourd'hui (Syndicat, association, région)
Marc Netter : Le nombre d'employé cité est faux. Le cas de Memac n'est pas du tout comparable, il s'agit d'un musée. Je n'ai plus rien à prouver. (il présente alors son parcours professionnel en matière d'art)
M.Cabrot (Médiateur) : Prudence ! On voit que les impôts locaux vont augmenter (Conseils Général et régional) et la commune va faire de même. Il faut faire quelque chose pour ce château. Vous nous présentez un projet. Que les opposants proposent un contre-projet
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Les Terrasses -Le jardin conservatoire (besoins de réparations) avec le conservatoire des plantes tinctoriales porté par Michel Garcia et l'association Couleur Garance; La Pinède Il est projeté un parking d'une trentaine de places (pour les riverains et les visiteurs). Le Château Le projet de Pôle des Arts Visuels. Il s'agit de peinture, vidéo, photo, sculpture, collage, arts des jardins, multimédia, sons et musiques actuelles et rencontre de toutes les disciplines. |
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Les sources médiévales n'en font pas mention à l'exception d'une transaction entre les abbayes de Sénanque et de Silvacane, datée de 1191.
Ce château fut peut-être construit pour le comte de Provence, auquel appartint aux XIIIè et XIVé siècles, la seigneurie de Lauris. Il passa sans doute aux mains des divers seigneurs à la fin du XIVé et au XVé siècle.
En 1511, il fut acheté par Julien de Pérussis qui le décrit ainsi le 22 mars 1537 :
"la place, terre et seignorie de Laurys...ou y a ung corps de maison avecques une grande tour garnye de créneaulx a machecollis et ung donjon par dessus; y a aussi ung grand parc environné de murailles, commençant au chemin que va de Laurys en Avinnon d'une part et de l'aultre au chemin que va de Laurys a Cadenet"
Extraits de Lauris, village provençal, Elisabeth Sauze et Jean Pierre Muret.
Editions du Luberon. Juillet 2004
LE PROJET LAUREAT
C'est donc le projet de l'architecte MAUGER qui a été retenu. Des trois, il est le plus "sage". Il propose des intentions d'insertion au site très valables, comme la mise en valeur de la cour, l'utilisation en "promenade publique" des terrasses hautes autour du Château (dans son rapport, il est même question d'un "funiculaire reliant le château à la plaine). Ces "bonnes idées" resteront-elles uniquement au stade d'intention ?
Sa proposition architecturale est des plus concrète : la distribution et l'organisation des fonctions du futur Pôle des Arts Visuels répondent au programme donné ; le château, en tant que bâtiment existant, est valorisé, et complété par des extensions résolument modernes.
Le projet propose donc de "retrouver le Château d'avant", en reconstituant les anciens niveaux des planchers, hauteurs des pièces, ouvertures, et en réutilisant ses espaces voûtés et ses passages étroits. Pour compléter les exigences de sa nouvelle affectation, des extensions sont ajoutées, comme l'entrée en "lames de lumière" (collée à la façade nord), ou bien le nouveau corps à l'ouest (sorte de "tour" massive pour escaliers et ascenseur), ou encore, côté vallée, des "décrochés" du socle (dont les fenêtres, vaguement dessinées dans le projet, laissent prévoir un résultat incertain).
Mais la modernité du projet repose sur les ajouts, légers et transparents, aux "lames de lumière" qui, selon l'architecte, devraient "signer la nouvelle occupation du château". Ces "lames", sorte de jeu de pans, faites d'une "matière qui laisse filtrer la lumière", sont juxtaposées aux façades et au toit. Sur leur résultat, même le jury s'est montré sceptique, en demandant à l'architecte un travail plus approfondi. Mise à part les effets de notre "mistral" et la puissance de "notre lumière"sur de telles "lames", dans les dessins du projet, ces extensions "lumineuses" apparaissent tout à fait déliées par rapport à l'édifice ancien : pourtant "créer dans le passé" (faire coexister l'ancien et le moderne) est une vieille leçon d'architecture, qui a contribué à donner de bons exemples ici ou là.
En regardant les trois projets, nous sommes pas loin de penser, en conclusion, que tant d'efforts pour lancer un concours international aient débouché sur des résultats, en définitive, bien modestes! C'est dommage que le jury n'ait pas fait (ou su faire) un choix plus diversifié, voire plus "osé" parmi les équipes qui avaient envoyé leur candidature. Toutefois, la vraie cause de l'échec de ce type de concours repose malheureusement sur leur organisation "en dossiers de candidature", et non pas de dossier sur les solutions (même au niveau d'expression de simples idées) que chaque équipe d'architecte aurait pu proposer, comme cela avait été le cas lors du concours de Beaubourg. Jamais l'équipe Piano et Rogers ,qui a réalisé un monument représentatif de l'architecture moderne (même si tout le monde n'apprécie pas), n'aurait été sélectionnée à partir de son dossier !
LM, extrait de LE n°104
Les trois projets retenus (vue d'ensemble) :
Moussafir, Architectes Associés (Paris)
Atelier Fernandez-Serres Architectes (Aix-en-Provence)
Architecture Patrick Mauger (Paris)
A mort linfini !
C'était le thème 2004 de l'exposition au château de Lauris d'un artiste contemporain : Philippe MAYAUX, né à Roubaix en '96'.
Cette exposition a eu lieu du 9 juillet au 3 septembre 2004 et était réalisée, sous l'égide de Signé Lauris ! (Association pour le développement des arts visuels et vivants).
" Avec l'exposition A mort l'infini, le Château de Lauris continue de porter - était-il dit dans le manifeste - à la curiosité du public des formes de la création contemporaine ". Cette expo montée sous l'égide de " Signé Lauris " devait " offrir un point de vue diversifié sur l'art de cet artiste protéiforme qui cultive un certain esprit irrévérencieux, mais aussi une passion, pour l'exploration de l'imaginaire ".
Dans cette exposition, il y avait des dessins et gouaches (plus de 80) et des sculptures et, ici où là, des reflets dans les glaces (surtout à l'entrée). Cette manifestation devait susciter, d'après le créateur, une interrogation " sur la place de la création dans notre société ". Il était question " à priori de l'infini, une exposition sur le regard corrosif et nietzschéen dans ses dessins, mais aussi regard du visiteur, sollicité. ".
Le cheminement étant libre, chaque visiteur était censé établir des associations, donner ses propres significations aux objets disposés sur son parcours.
Cette "mort de l'infini" n'a été apprécié que par deux petites centaines de visiteurs dans un contexte de faiblesse de la fréquentation touristique en Provence en 2004.
Différentes Natures
Manifestation dart contemporain dans les bois et les souterrains
du château de Lauris,
du 12 juillet au 24 août 2003.
Les cinq artistes invités ont un lien avec la nature, soit qu'ils en fassent le cadre ou le matériau de leurs créations, soit qu'ils la manipulent, l'interprètent ou la dénoncent. Et à ce titre, on comprend l'épithète "différentes". A Lauris, site extraordinaire où nature et culture se mêlent étroitement, cinq artistes ont été invités pour cette deuxième manifestation de Vu dici de juillet-août 2003:
François MÉCHAIN (Sculpteur et photographe né en 1948. Vit et travaille en Charente.). Sculptures in situ dans le parc et photos grand format de son travail dans lespace Bloch.
Jardin clos Sculpture éphémère - Lauris, France, 2003, bois de pins brûlés et chaulés (6,50 x 5,50 x 4 m) réalisée avec la collaboration d'étudiants de DEA de l'Université d'Aix-Marseille
Espace Anne et Robert Bloch - Grande salle
13 photos de diverses tailles.
Marie GOUSSÉ (Vit et travaille en Isère et Picardie. Née en 1958). Installations de voiles blancs sur le chemin daccès par la pinède; les yeux de métal dans les grottes et les cocons dans la pénombre des caves.
Sur les troncs de 9 cèdres 1 - « Tableau le long du chemin » 1, 40 m x 40 m - Gaze de coton, sandows, cèdres.
Sur le grand micocoulier 2- "Lové" diamètre : 2m - Micocoulier, anneau de plumes.
Dans la grotte rupestre 3- « Los ojos que nos faltan » 30 yeux en métal émaillé montés sur tiges de 0,60 à 1,20 m
Adossés à la paroi longeant le chemin 4- 'Troncs". 5 troncs de bouleau de 2,50 m - Inclusions d'yeux de divinités hindoues (émail).
En contrebas du chemin 5- « Carrée Mistral » 2 m x 2 m x 4,50 m - Bois de cèdre, gaze de coton.
Cave-lavoir
6- « Chrysalides » baignoires en tôle de zinc, résine, plumes.
Laurent TERRAS (Vit et travaille à Marseille. Né en 1971). Installation dune variante de lune de ses "Hydroponies" dans une cave obscure.
Marie-Eve BOYER (Vit et travaille sur la presquîle de Saint Mandrier). Elle a investi toute une salle de son "uvre au blanc" (lumière, sel et papier). Sensations exceptionnelles à fouler nu-pieds le sol de cette pièce.
Espace Anne et Robert Bloch - Petite suite
"0uvrages de dame" 5 pièces : une ellipse, 3 oscillations, 1 dessin ; lignes crayonnées, volumes papier 2. "Larmes de Neptune" volume papier cousu ; dessin (rimmel, fard, crayon)
"Partition pour grosse cloche" volume papier cousu
"Pause avec un ami" 2 gouaches sur nappe papier 5- "ABCD'aire" Série de 18 cubes. Papier cousu, dessin, peinture
"Jeu d'étoiles ou de boules" 18 boules - 1 cochonnet
"Etoiles" Série de 4. Papier.
"Amers" Série de 6.
"421" Dés papier.
01/2 système ninaire, 5 pièces : série de 5 gouaches. Papier peint découpé. 10 x 10 cm
"Fractaux" 2 pièces : gouache, papier peint découpé, couture.
"G.R.8" Dyptique : gouache, papier peint découpé,
Arthur AKOPI (Vit et travaille à Embrun. Né en 1945) Constitue des cercles marques du temps. Il joue aussi avec des boules de polyester colorées dans le bassin du parc. Il réalise aussi dans une des caves un envol de chauves-souris et une expo de bocaux traces des anciens occupants du château.
Terrasse basse
"Silence(s) l" Cercles, marques du temps. Bois, peinture, tracé circulaire de 2,05 m. de diamètre.
Passage de la galerie "Silence(s) 2" - Cercles, marques du temps. Cordelette, charbon de bois, gravier, tracé circulaire de 1,40 m. de diamètre
Jardin triangulaire "Silence(s) 3" - Cercles, marques du temps. Branches, cordelette, bocal avec 2 boules de polyester, miroir circulaire de 0,70 M. de
diamètre, gravier blanc, menthe
"Silence(s) 4" - Cercles, marques du temps
Bassin, 246 boules de polyester de 80 et 100 m/m de diamètre
Resserre "Conserves" bocaux contenant divers éléments, cachet de cire. Rencontre avec la centaine de bocaux vides des précédents pensionnaires
Salle d'arme "Noctule deLokta" 540 chauves-souris en papier plié
"Silence(s) 5" - Cercles, marques du temps Bocal, cercle de craie, cordelette (lensemble depuis le n° 2 : 100 m)
Sylvain ROCA (Designer, 30 ans Vit et travaille à Uzés). On lui doit les portiques signalétiques disposés dans le village et lentrée bouche rose du Grand Jardin.
Lintérêt de cette exposition, en dehors de ses qualités propres, est quelle est le prélude à un aménagement très important du château qui doit être restauré et aménagé pour devenir un "Pôle international de rencontres pour les arts visuels". Les aménagements prévus permettront sur des crédits provenant des appuis actuels de lopération (Etat, Région, Département
) de « faire quelque chose » de vivant et dattractif dun bâtiment et des terrains adjacents qui autrement resteraient à la seule charge de la commune qui ne peut en supporter le poids budgétaire. Reste, et ce nest pas le moins important, que le centre ainsi créé doit permettre de mieux faire connaître Lauris et dattirer des visiteurs nombreux, ce qui ne peut être que bénéfique pour les activités touristiques locales.
Lautre avantage, et non des moindres, de lexposition 2003 réside dans la mise en valeur du Grand Jardin et despaces moins connus du château (les souterrains) qui viennent dêtre investis par les interventions de cinq artistes visuels contemporains et donnent (ou redonnent pour les plus anciens) la possibilité de découvrir le village sous des points de vue exceptionnels.
Lauris Ensemble n°92
Lexposition VU DICI
12 au 25 août 2002
Installée depuis le 12 juillet, la première exposition organisée par l'association "Signé Lauris" a fermé ses portes le 25 août. Elle a été un évènement important pour Lauris, puisqu'elle a amené l'art contemporain dans notre village, le faisant ainsi sortir du cercle des manifestations locales et provinciales. Aimer ou ne pas aimer l'art contemporain? Cest pourtant l'art de notre époque. Nous devons regarder la façon dont les artistes nous transmettent leur vision du monde, qui est celui dans lequel nous vivons. C'est vrai, souvent leurs oeuvres nous choquent, mais en même temps elles soulèvent en nous des tas d'émotions. Il suffit de parcourir les remarques du Livre d'Or (60% ont apprécié et loué l'initiative), pour trouver l'échantillonnage de toutes les émotions -positives ou négatives- que l'art contemporain soulève. Les 19 artistes invités (sélectionnés à partir du fond "Documents d'artistes") ont investi les espaces du Château, restés dans l'état dans lequels les ont laissés les missionnaires après leur départ, il y a déjà 7 ans (sauf la Salle Anne et Robert Bloc). C'est ici que les artistes M. Caminiti et J-J Ceccarelli ont exposé leurs oeuvres de sculpture et peinture, comme dans une véritable salle de musée, après la simple et efficace installation des nouvelles cimaises. J.-F. Coadou, quant à lui, a exposé ses sculptures dans la cour. Les autres artistes ont composé leurs propres oeuvres en s'inspirant et dialoguant avec les signes et l'état des lieux des chambres du Château. Ainsi les visiteurs et particulièrement les laurisiens ont revisité leur Château par le biais de l'art contemporain, et l'émotion, parfois, a été double.
Bravo! aux organisateurs de l'association " Signé Lauris " - Michel Locquet, Corinne Mandelli, Marc Netter, Andrée Fosty, Anne-Marie Gilles, Lucile Travert, Sophie Moron, Chantal Fourniou et Elisenda Pernot-Borras - pour l'idée et le pari d'avoir osé l'art contemporain à Lauris, mais surtout bravo pour leur rapidité dans le travail: ils ont organisé et monté cette expo en moins de deux mois! Chers organisateurs, maintenant reposez-vous, mais continuez! LM



