
Le récit ci-dessous est vécu par un de nos anciens, Georges Gaillardon, qui flirte avec les nonantes, comme diraient nos amis belges. Le train il connaît bien, il est né dedans ! Sa mère était garde barrière au passage à niveau du Rocher de Malan (maisonnette aujourdhui détruite) et son père travaillait comme cheminot. Au moment où la mémoire sarrête le train est une vieille organisation qui avait été mise en place en 1867. Elle avait une soixantaine dannées !
Le premier souvenir de Georges est lié à linstitution PLM (Paris Lyon Marseille qui gérait la ligne. Cétait dans les années 1925, où après une chute dune branche dun saule il avait été conduit par le train chez un prêtre de Villelaure, un peu rebouteux, qui lui avait fait des applications sur sa blessure.
Un peu plus tard, le médecin de la compagnie PLM basé à Cadenet, le docteur Gaet, passait à côté dun diagnostic dappendicite aigue pour sa mère et la traitait avec une vague piqûre pour dépasser ses douleurs et continuer son travail de garde barrière. Elle allait en mourir à 40 ans. On était dur dans ce temps là !
A lépoque la ligne était florissante. Pensez un peu : 8 allers et retours quotidiens vers Cavaillon et Avignon et dans lautre sens vers Pertuis.
Le train était composé de 7 ou 8 wagons et un wagon de marchandise. Le train était toujours « plein de monde » et cétait même un peu la pagaye !
Georges se rappelle les déplacements longs pour aller à Simiane. Il fallait partir vers 7h, 7h30 de Lauris. Aller à Cavaillon. Puis de là prendre le train pour Apt où on arrivait vers 2 ou 3h de laprès midi. Et puis après cétait lautocar pour aller jusquà Simiane les Rotondes dans le 04.
Les trajets étaient dautant plus longs que le train nétait pas rapide (une quarantaine de Km h.) et que les arrêts étaient fréquents : Cadenet, Villelaure vers Pertuis et Puget, les Borryes, Mérindol, une autre halte dont le nom ne revient pas, Cheval Blanc puis Cavaillon.
Les trains de marchandises étaient plus nombreux que les trains de voyageurs (près du double). La locomotive à vapeur, fumait et crachait avec son tender à charbon aux épaules. Les sémaphores pour laisser la voie libre étaient en partie manuels et les gardes barrières avertis du passage des convois par une petite sonnette électrique. Il faut dire que les horaires étaient connus de mémoire et que lon avait le temps de voir arriver les trains. Peu daccident dans cette organisation sauf un avec des morts à Lauris.
Ce moyen de transport était bon marché et il arrivait de sembarquer de Lauris pour aller à Puget !
Pour aller jusquà Aix où Georges va travailler à partir de 14 ans, laventure était longue via Pertuis. Les trains dont se rappelle Georges ne comportaient pas de couloirs au début (on entrait dans des compartiments dont les portes ouvraient de part et dautres. Plus tard il y a eu des couloirs.
Le déclin progressif de la ligne va saccompagner de sa fermeture après la deuxième Guerre mondiale. Actuellement il est vaguement question de rouvrir la ligne Pertuis-Cavaillon aux voyageurs, cette ligne servant aujourdhui au passage de quelques trains de marchandises.
Des trois projets, c'est le seul qui reprend l'ancien visible sur la facade Est: le chateau comportait deux étages et des combles. Les lames de lumière ne sont là que pour faire "art moderne" et en faisant l'économie des aménagements intérieurs,c'est à dire en ne reconstituant pas les anciens niveaux des planchers,On obtiendrait une magnifique salle dans le style du musée d'Orsay:voilà un contre projet simple qui ramènerait le projet à un budget de 2 millions d'. Lauris aurait alors une belle grande salle utilisable pour des expositions d'art modernes avec dans un coin un stand tenu par l'office de tourisme (l'été) et des aménagements reliants à la salle Anne et Robert Bloch.
D'après la réunion du 20 décembre, il n'y aurait plus de place pour les Associations dans le Pôle et donc dans le Château.
Par contre, une salle polyvalente de 150 places est prévue à la place du trou devant la maison Aubert, sur la première terrasse. Un autre espace extérieur celui-là serait envisagé sur une autre terrasse et serait destiné aux Associations ou à la location. FC
Extraits du compte rendu du Conseil Municipal public du 31 janvier 2005
Etes-vous pour la consultation de la population sur le projet de pôle d'Arts Visuels au château ?
Délibération : Pour à l'unanimité moins une voix.
En l'état actuel des connaissances, êtes-vous pour un référendum sur le projet de pôle d'Arts Visuels au château ?
Délibération : Contre à l'unanimité
