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INCINERATION, CHOIX PROVISOIRE ?
L'option d'envoyer, à terme, nos déchets à l'incinérateur de Vedène a été prise par notre Communauté de Communes des Portes du Luberon (CCPL) en octobre 2003.
Le petit dialogue suivant a eu lieu, dans ses grandes lignes, en conseil municipal public du lundi 8 mars 2004 à Lauris :
Question de Jean Boulnois : Je reviens sur le choix "incinération" : aviez-vous préalablement débattu en conseil municipal de ce choix , voire voté la position de vos délégués à la CCPL, pour une décision de cette importance ?
Madame le Maire : non !
Une conseillère : je n'étais pas au courant...
Jean Boulnois : Pourquoi une telle décision à l'unanimité du conseil de la CCPL (où sont les votes "non" de Lauris ?) en faveur d'un choix difficilement compatible avec le développement durable et présentant des risques sanitaires ?
Madame le Maire : Pas simple, il faut une solidarité dans la CCPL - et c'est une décision provisoire, liée à l'absence d'alternative existante.
Jean Boulnois : pourquoi justement avoir refusé de participer à l'étude "compostage" que mènent nos voisins de Cavaillon et Pertuis, et qui semble une alternative crédible ?
Madame le Maire : nous n'avons pas eu le temps d'étudier tout à fonds. Il faudrait du temps pour y voir plus clair sur ce sujet complexe - D'ailleurs il a fallu répondre au préfet dans l'urgence.
Jean Boulnois : une commission extra municipale "environnement" (à Lauris) , que je demande depuis plus d'un an, pourrait justement aider les élus à se faire une idée plus précise de ces dossiers !
Madame le Maire : c'est vrai, on y songe, il reste à trouver qui va s'en occuper parmi nous.
Jean Boulnois : ...et quant est -il de l'absence de concertation de la CCPL avec le public ?
Madame le Maire : c'est regrettable, il faudrait que ça change... Nous étions pour des commissions ouvertes, cela a été refusé.
Jean Boulnois : cela fait 5 mois que la décision est prise par la CCPL , il n'y a eu aucune information là dessus. Personne ne sait. Allez-vous communiquer et quand ?
Madame le Maire : Pourquoi communiquer, il y a eu le compte rendu public du conseil de la CCPL.
Jean Boulnois : c'est insuffisant !
Madame le Maire : on verra ce qu'on pourra faire
Compte-rendu de Jean Boulnois
Commentaires :
Il est urgent pour les élus de s'appuyer sur les associations compétentes dans ce domaine . Une telle décision doit être prise en connaissance de cause. Il convient de demander l' ouverture d'une réelle concertation à la CCPL.
Rien ne nous prouve que cette mauvaise décision soit si provisoire que cela. Si c'était le cas, la CPLL serai déjà en train de préparer une solution de remplacement, ce qui n'est pas le cas.
Le choix de la CCPL en faveur de l'incinération tenait compte en octobre 2003 de l'absence d'une solution alternative prouvée. Depuis, l'étude de l'amélioration de la filière compostage (usine de Cavaillon) menée par nos voisins a été menée à son terme et ses conclusions, qui semblent positives, devraient maintenant être connues. Nous demanderons qu'elles nous soient communiquées. Les communes du syndicat Sud Luberon sont donc sans doute en train d'opter pour cette filière de traitement. Notre communauté pourrait avantageusement se rapprocher d'elles pour étudier la possibilité de s'associer à leur choix, lequel nous parait beaucoup mieux garantir la préservation de notre environnement, la conformité au plan départemental, et la coopération entre voisins.
Article paru dans Lauris Ensemble n°99 de mars 2004
Au milieu du siècle dernier

Le campanile : un jeune vieillard de 148 ans
| Le campanile de fer forgé, qui couronne le clocher de l'église a été réalisé en 1857 à l'instigation du conseil municipal pour abriter le timbre de l'horloge communale. Celle-ci, auparavant située sur la façade de l'ancienne mairie, dans la Grand Rue, a été à cette date transférée dans le clocher "afin de pouvoir être entendue dans tous les quartiers du village et de la campagne". Le plan et le devis de la "cage" de l'horloge, dressés par l'architecte d'Apt Sollier et présentés par le maire au conseil municipal le 18 mars 1857, s'élevait à 2 848 francs et prévoyait une réfection complète de la toiture du clocher (remplacement de la terrasse en dalles de pierre et du couronnement orné de boules de pierre par une charpente couverte de tuiles), la confection et la pose du campanile en fer, haut de 10 m et large de 4, d'un poids de près de 1.200 kg (1). Les travaux furent mis en adjudication et délivrés à Auguste Musicien, maître-serrurier (2), à l'exception du timbre hémisphérique en bronze, dont la fabrication fut confiée par contrat particulier au fondeur avignonais Pierre Pierron (3). Le timbre, d'un poids de 262 kg, fut livré et mis en place en octobre (4), la réception finale des travaux eut lieu le 24 novembre (5). Le mécanisme même de l'horloge fut changé en 1919. La dernière intervention sur cette horloge a été effectuée par Adrien Poirier |
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