être handicapé(e) à Lauris
(Extraits de l'article paru dans le n°134 de Lauris ensemble)
A. R. a accepté de nous parler ouvertement des difficultés qu'elle a de vivre à Lauris, victime qu'elle est d'un handicap qui la cloue sur son fauteuil roulant électrique. Voici le compte rendu de la rencontre.
Née à Lauris, il y a 52 ans, elle n'entend pas vivre ailleurs. Sa famille est ancrée dans le village depuis longtemps avec des attaches paysannes solides.
Pour elle, la pratique du village se résume à un parcours du combattant malgré les textes officiels qui exigent des aménagements pour rendre villes ou villages accessibles aux personnes à mobilité réduite (vous ou moi peut-être demain à la suite de telle ou telle disgrâce !).
Le premier obstacle local à la mobilité réside dans les bordures de trottoirs. Il y a bien eu quelques aménagements ici où là, mais faits de telle manière que les pentes réalisées sont impraticables pour les fauteuils roulants. Démonstration à l'appui, nous constatons que le passage en de nombreux d'endroits n'est pas praticable (le fauteuil d'un handicapé s'est renversé en voulant accéder de la rue au trottoir devant la boucherie charcuterie Cuxac). Autant dire que ces aménagements ne correspondent à rien. Il aurait fallu étudier plus sérieusement les travaux prévus et les expérimenter avec l'aide des personnes à mobilité réduite pour tester les aménagements. Conclusion : tout est à refaire et les parcours sont à baliser et à valider avec les personnes qui pratiquent à leurs corps défendants ces obstacles au jour le jour.
Même difficulté pour nombre d'endroits de première nécessité pour un Laurisien handicapé ou non. Le bâtiment de la mairie peut être accessible mais par la cour…et encore il faut téléphoner avant pour que la porte de service soit ouverte… pas simple !
Ne parlons pas de la poste qui malgré le caractère serviable des personnels n'est pas aux normes. Ainsi, pas de boîtes aux lettres accessibles, des marches d'entrée qui devraient être remplacées par une large rampe facile à aménager.
Même obstacle pour la pharmacie, les médecins et les autres commerces locaux. Toutes ces entreprises devraient légalement se mettre aux normes de l'accès aux handicapés. Certaines font des efforts pour se faire. Des dispositifs simples (prenant moins d'une heure pour l'installation), métallique (sorte de petite rampe) pour corriger la hauteur d'un trottoir et permettre à une personne en fauteuil roulant d'accéder sans aide à une terrasse de café voilà des priorités ! .

Pire encore : la descente de la Calade pour accéder à l'entrée de l'équipement projeté sous les terrasses et dans la maison Aubert. La visite avec A. R. s'arrête en haut de la pente. Elle nous demande avec son humour (une façon de se défendre contre les mauvais jours de l'invalidité) : " ils veulent vraiment réduire le nombre des handicapés du village en les amenant (faute d'autre accès) à dévaler la Calade. " " Même moi, dit-elle, avec mon fauteuil électrique doté pourtant de systèmes de sécurité puissant je ne résisterais pas dans cette pente IMPRATICABLE. Alors pourquoi ont-ils aménagé un parcours sur la première terrasse pour fauteuils roulants avec m'a t-on dit un ascenseur pour handicapés si on ne peut y accéder ? Ces aménagements représentent un inutile gaspillage dans la mesure où ils sont inutilisables pour les handicapés ! ". Il y a aussi des problèmes avec l'ascenseur pour l'espace Bloch, toujours indisponible.
A noter que l'église est plus accueillante et l'aide de Marie Thérèse Grégoire, René Florent... et une planche solutionne mon problème. Comme quoi lorsqu'il y a des bonnes volontés, il y a des solutions pratiques facilitant la vie quotidienne.
A. est d'autant plus fâchée de cette situation qu'il s'agit des espaces familiers de son enfance, elle qui est née dans le château, qui lui sont à jamais interdit.
Sa conclusion : " cet aménagement est catastrophique, c'est de l'exclusion et l'irrespect total des lois en vigueur pour les handicapés ". A. nous confie qu'elle est bien décidée, pour tous ceux qui souffrent d'handicaps, à se battre pour le respect du droit, pour les défavorisés de la vie, pour qu'ils puissent être, autant que possible, comme tout le monde.
Sauver la planète
Nettoyer sans polluer
Les produits d'entretien classiques ne sont pas toujours sans conséquence sur l'environnement. Une association de consommateurs vient d'effectuer des tests sur dix-huit nettoyants ménagers. Ses conclusions ? : « la demande de retrait immédiat du marché de deux produits multi-usages (dont l'un dit «au savon de Marseille») qui contiennent des taux de formaldéhyde (cancérigène) très élevés et huit autres nettoyants ménagers polluant l'air intérieur avec des substances chimiques néfastes ».
Voici des produits naturels qui pourraient remplacer ces produits néfastes :
Le citron s'applique très bien au briquage et nettoyage des cuivres et autres métaux sales ou rouillés. La cendre est idéale pour faire reluire votre argenterie.
Le vinaigre blanc élimine les taches de cire et de résine, désinfecte et détartre, nettoie les carrelages et les vitres ; il peut même neutraliser les taches d'eau de javel, en l'appliquant immédiatement. Tout cela pour moins d'1€/L !
L'huile de lin fait briller meubles en bois et terres cuites.
Le savon noir est un excellent nettoyant (multi-usage), un puissant dégraissant et détachant toutes surfaces et avant-lavage. C'est aussi un antiseptique et un insecticide très efficace utilisé abondamment dans l'agriculture biologique. Il nettoie en profondeur, fait briller, nourrit et protège les sols. Le savon de Marseille (non-industriel) est utilisable pour l'hygiène corporelle (y compris dents et cheveux) et le lavage du linge. Néanmoins, prenez garde aux savons composés d'huile de palme provenant des pays du Sud où se perpétue le déboisement massif des forêts au profit des palmeraies.
Pour laver le linge, l'utilisation de balles de lavage permet d'obtenir un lavage plus performant en brassant et battant le linge, qui est ainsi mieux lavé, mieux rincé, plus doux et plus facile à repasser. En améliorant les performances de votre lave-linge, les boules de lavage permettent de réduire la dose de lessive utilisée et la quantité d'adoucissant. On peut aussi utiliser les boules récupérées à l'intérieur des souris d'ordinateur, ou des balles golf à mettre directement dans le tambour avec votre linge.
On assiste depuis deux ans au retour des noix de lavage (Sapindus Triofoliatus et Mukorossi) : C'est le fruit de l'arbre à savon qui pousse dans les régions indiennes, mais aussi dans beaucoup d'autres pays comme en Algérie. Cet arbre est cultivé sans pesticides ou engrais car il aime les terrains pauvres et sa richesse en saponine le protège naturellement contre les insectes, les champignons et les maladies. Ses noix sont utilisées industriellement depuis longtemps dans les détergents, les shampoings, les textiles, l'alimentation, l'industrie pharmaceutique et par celle des films photographiques. Leur coquille développe plusieurs couches de savon concentré qui sont extraites au fur et à mesure des lessives. Elles sont utilisées pour laver le linge, y compris les tissus fragiles comme la soie ou la laine. Bien toléré par la peau des nourrissons, et des personnes souffrant d'allergies, ce nettoyant revient au final moitié moins cher que les détergents usuels : 1 kg noix de lavage (13 à 25€) suffit pour environ 100-150 lessives. La lessive blanche peut toutefois se couvrir d'un voile grisâtre en utilisation permanente, et certaines tâches peuvent résister ; on ajoutera alors un éco-agent anti-taches & de blanchiment, ainsi que des cristaux de soude comme anti-calcaire. Les noix de lavage peuvent également être utilisées en décoction comme shampooing antipelliculaire et démêlant, comme nettoyant tout-usage, comme savon liquide ou encore comme insecticide naturel (en pulvérisation sur les plantes).
L'utilisation de ces nettoyants classiques vous permettra de réaliser de substantielles économies, ainsi que de protéger votre santé comme celle de la planète. Si vous n'étiez pas convaincu par ces produits, choisissez alors des nettoyants Bio dans les magasins, - attention aux faux " produits-bio " dont je vous parlerai au prochain numéro - et n'hésitez pas à pousser la porte des magasins Bio de la région, ils sont nombreux ! En attendant, réduisez tout simplement la quantité de produits que vous utilisez : 20 % en moins et ni votre carrelage ni votre vaisselle ni votre linge ne remarqueront la différence !
Pour plus de renseignements, rendez-vous sur l'excellent blog
Le Grand Ménage ( http://raffa.over-blog.com )
Les nouveaux tennis de Lauris
Lauris est aujourd'hui le seul village de la vallée de la Durance à être équipé de terrains qui sont préconisés (et subventionnés) par la Ligue de Provence et la FFT car ces surfaces selon le corps médical ne sont pas néfastes pour les articulations.

Vue des nouveaux tennis
Inscription annuelle 150 €, 100 € pour les résidents de Lauris
Sauver la planète
“Réduire le coût de l'éclairage”
ou
“S'éclairer en consommant moins”
En France, la consommation électrique ne représente que 12% de la consommation totale d'énergie dans un logement, mais elle pèse pour plus de 40% dans le budget consacré aux dépenses énergétiques.
Or, selon la Commission Européenne, la France pourrait, avec une bonne politique de sensibilisation, économiser 21% la consommation totale domestique d’énergie et jusqu'à la production de 4 réacteurs nucléaires (2,5TWh d'électricité). La consommation d'électricité pour l'éclairage représente environ 11% de la consommation totale d'électricité.
Le service public est majoritairement doté d'éclairage à basse consommation.
A Lauris, les locaux de la Mairie sont éclairés par des tubes fluorescents à basse consommation.. “Dans un souci d'économie d'énergie, la municipalité a opté pour un éclairage public moins gourmand et a doté la nouvelle Place Joseph Garnier d'éclairages avec des ampoules Basse Consommation“ commente Serge Vanneyre, adjoint municipal délégué à l'Urbanisme et l'Environnement. Le remplacement des ampoules de mercure par des ampoules de sodium basse pression - caractérisés par une lumière orange - consommant dix fois moins continue. Des détecteurs de lumière ont été placés dans certains quartiers pour optimiser l'utilisation des lampadaires, mais la plupart des points d'éclairage public de Lauris restent programmés par EDF.
Mais, chacun chez soi peut améliorer l'efficacité de son éclairage :
- Privilégiez la lumière naturelle en dégageant les fenêtres et en préférant les murs et les rideaux clairs qui réfléchissent mieux la luminosité.
- Nettoyez vos lampes et luminaires, vous optimisez leur efficacité et gagnez 40 % de flux lumineux.
- Prenez l'habitude d'éteindre toujours toutes les lumières dans les pièces inoccupées.
Mais surtout choisissez bien vos ampoules. On trouve dans le commerce 2 grands types d'ampoules :
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-Les ampoules à incandescence et les halogènes représentent 86% du parc luminaire résidentiel. Elles ont un rendement très faible car elles ont une durée de vie courte de 1000 heures (2000h pour les halogènes) et 90 à 95% de l'énergie consommée "disparaît" sous forme de chaleur, seul 5 à 10% sont retransmis en lumière. Evitez au maximum l'utilisation des lampes halogènes qui consomment beaucoup plus : Une seule ampoule halogène consomme autant que les 22 autres réunies.
-Les ampoules Basse Consommation - ou fluocompactes - elles, produisent environ 80 % de lumière et 20 % de chaleur. Elles consomment 4 fois moins pour une luminosité équivalente (après un petit délai de chauffe) et durent jusqu'à 10 fois plus longtemps. Ainsi, vous rentabiliserez votre achat en quelques mois. |
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Un nouveau modèle d'ampoules arrive sur la pointe des pieds. Distribuées aux Etats-Unis ou au Canada, vendues sur internet, les ampoules à LED vont peut-être révolutionner l'éclairage. Les LED, ou Diodes ElectroLuminescentes, sont utilisées par exemple sur les appareils multimédias pour indiquer leur état (arrêt, veille, marche), et depuis quelques années dans les panneaux et feux de signalisation ; La ville de Grenoble et a investi |
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Une rubrique de Léonard Bosom dans le n°130 de Lauris Ensemble
Triste nouvelle pour le patrimoine laurisien
Destruction d'un escalier du XVIIIème siècle

Le 22 janvier 2007, découverte de l'escalier
(sous l'accès à la 1ére terrasse depuis le chemin de la Calade)

...et le 23 janvier 2007, destruction et disparition des pierres !
Que sont-elles devenues ?
Meilleurs voeux à tous pour 2007
Les terrasses du château vues du ciel
(avant les destructions....)

Le foot à Lauris
Saison 2006-2007 Un bilan avec “du moins bon” et “du bon” !
Pour le SC Lauris, c'est un bon bilan malgré l'élimination au troisième tour de la coupe de la France . Après avoir battu le RC Provence (PHB) par 1 à 0 et le Grès d'Orange (PHA) donc de 2 divisions au dessus de la notre (à Lauris) par 4 à 3, nous nous sommes inclinés contre Sarrians (DHR) par 5 contre 0 mais contre une équipe de 3 niveaux au dessus de la notre. Nos effectifs se sont étoffés en première et en réserve (38 adhérents pour les 2 équipes).
L'équipe fanion a débuté le championnat en dessous de ses espérances puisqu'elle vise la montée en division supérieure. Une victoire, un nul et deux défaites, loin du rythme escompté. La deuxième équipe dite de réserve a bien débuté. Elle est en promotion de 2ème division
Deux victoires, 1 nul et 1 défaite…c'est bien ! Il faut encore nous améliorer !

Les éducateurs de g. à d. : Mathieu Floury, Denis Perez, Alain Gosset, Alexandre Parisi, (manque sur la photo Anthony Fernandez) et à droite Alain Besnet ......et... 30 débutants et prédébutants (5, 6 et 7 ans) de l'école du foot.
Adieu la Coopérative des vins de Lauris

Le 11 juillet dernier, l'assemblée générale de la coopérative viticole, présidée par Gil Laurent et comportant moins de 23 apporteurs de raisins en dernier, délibérait à l'unanimité moins une voix (15 présents et 2 représentés) pour la fusion avec la coopérative de Cadenet.
L'appellation Lauris est maintenue et notamment les appellations cuvées Scipionne, Prestige et Vieux Cep, bien que la vinification se passe à Cadenet. Ceci pour maintenir un marché local…et des ventes (10% de la production aujourd'hui).
Une page se tourne de la vie de notre village qui devient de moins en moins rural et fait office, chaque jour plus, de banlieue dortoir.
Comment retrouver un sens à l'utilisation de notre espace pour le maintien de l'agriculture. C’est maintenant un problème fondamental pour les générations futures.
Extrait de LE 126. Informations recueillies auprès de Laurent Gilles (Président sortant) et Armand Boyer
L'inventeur laurisien de l'asperge
Alexandre Etienne Grangier aux alentours de 1850 épouse une jeune fille de Lauris (Marie Gavaudan née en 1850). Grangier qui avait planté des asperges à Robion en planta aussi à Lauris.

La première récolte fut surabondante et de qualité rare. Encouragé par le succès, il développa ses cultures et fit venir des turions comme jamais vus. La raison de cette réussite était que les terrains d'alluvions bordant la Durance se prêtaient admirablement à l'asparagiculture
Thermosyphon en 1910 asperges de Noël et une seconde chauffe, asperges de février très à la mode entre 1910 et 14 . Après le prix du charbon et de la main d'oeuvre font abandonner cette procédure culturale. C'était le temps ou l'on payait 10 sous par nuit des ouvriers pour alimenter les chaudières en charbon en permanence.
Alexandre Grangier meurt à Lauris le 27 octobre 1917.
Après 1918, les asperges poussent moins bien. La terre était usée, de plus certains vers ravageaient les plantations.
Plusieurs wagons jours en période faste au début du XXème s. quelques centaines de kilos avant la 2ème guerre. Cette culture était déjà en grand déclin.
Dans sa séance du 21 février 1936, le conseil municipal de Lauris avait examiné une proposition d'un de ses membres demandant qu'une plaque commémorative soit apposée sur les murs de la maison qu'il avait habité. Ce projet ne fut pas réalisé immédiatement.
Après l'asperge verte relevait de l'histoire laurisienne.
Quelques photos








